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Nouvelles du CRAIG

Parlement wallon et Parlement de la Communauté française - audition sur le Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance

Ce 4 décembre 2013, B. Bayenet, professeur à l'ULB et vice-président du CRAIG, a été auditionné lors de la réunion conjointe de la Commission des affaires générales, de la simplification administrative, des fonds européens et des relations internationales du Parlement wallon et de la Commission des Relations internationales et des Questions européennes, des Affaires générales et du Règlement, de l'Informatique, contrôle des communications des membres du Gouvernement et des dépenses électorales du Parlement de la Communauté française. 

 

L’immuable dogme du financement des cultes - Le Soir - 9 janvier 2013

L’immuable dogme du financement des cultes
GUTIERREZ,RICARDO
Le Soir, Mercredi 9 janvier 2013, Page 13
l’humeur

Plus de 103 millions d’euros… C’est le coût des traitements et des subsides versés par l’Etat fédéral aux cultes reconnus et à la laïcité organisée, l’an dernier. Une facture très « partielle », rappelle l’économiste Jean-François Husson : si on y ajoute l’intervention des communes, des provinces et des régions, le financement public direct se chiffre à 240 millions.
Pour être de bon compte, il faut encore y additionner 80 millions de dépenses diverses (pensions, bâtiments classés, exonération du précompte immobilier). Et même quelque 325 millions supplémentaires, si on tient compte du coût annuel des cours de religion(s) et de morale, dans les divers réseaux d’enseignement.
Le « soutien moral » qu’assurent, pour le compte de la société, les organisations religieuses et laïques a un coût : près de 650 millions par an, au total, soit un peu moins de 60 euros par habitant.
Excessif, inutile ?…
On aura beaucoup glosé, ces derniers jours, sur l’ampleur de la note. Le vrai problème est ailleurs : il réside dans le caractère foncièrement opaque – et inéquitable – du financement public des cultes et de la laïcité.
Deux commissions d’experts, mandatés par le gouvernement fédéral, avaient dressé ce constat concordant, en 2006 et 2011.
Six ans après, rien n’a changé (ou si peu) : l’Eglise catholique continue à se tailler la plus généreuse part du gâteau (86 % du financement public total de 320 millions, hors enseignement), devant la laïcité organisée (8 %), alors que l’islam reste, de loin, la conviction religieuse la plus chichement subsidiée du Royaume, proportionnellement à son audience (avec à peine 2 % des dotations publiques).
La « commission des sages » de 2006 et le groupe d’experts de 2011 avaient avancé des propositions pragmatiques visant à rendre le financement plus équitable et plus transparent…
Mais il est manifestement des dogmes budgétaires plus immuables que l’immaculée conception…

Source : Le Soir

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